Sous-objectifs budgétaires : Définition et explication

Sous-objectifs budgétaires

La direction de l’entreprise définit des ensembles d’objectifs spécifiques à l’entreprise. Les objectifs économiques, par exemple la préservation de l’entreprise, la croissance, la liquidité ou la recherche de la rentabilité, sont à distinguer des objectifs non économiques (sécurité, pouvoir, prestige). Les objectifs de l’entreprise sont mis en œuvre dans des sous-plans dans le cadre de la politique de l’entreprise. La politique fiscale des entreprises, avec son système de sous-objectifs fiscaux, fait partie de la politique d’entreprise.

Le sous-objectif fiscal de « minimisation de la charge fiscale relative » vise à optimiser la charge fiscale immédiate.

Une minimisation absolue de la charge fiscale n’est pas réaliste, car cela impliquerait la dissolution de l’entreprise. Cela conduirait à la cessation d’activité de l’entreprise. La minimisation de la charge fiscale relative est obtenue en exploitant les avantages liés au type d’impôt, tels que les options ou les mesures de manœuvre en matière de politique comptable. Ce sous-objectif a un effet à court terme sous la forme d’un report d’impôt ou d’une économie d’impôt.

A long terme, des effets de liquidité et de rentabilité sont obtenus.

Dans la pratique, les objectifs liés à la date de déclaration et à la politique de bilan prédominent (politique de bilan fiscal). Le sous-objectif de « maximisation relative des abattements » a un impact direct sur les assiettes fiscales. L’octroi d’une prime à l’investissement est régulièrement lié à une procédure de demande élaborée. Les conditions d’éligibilité doivent être prises en compte.

La maximisation relative des abattements correspond au sous-objectif de minimisation relative de la charge fiscale, car, par exemple, les abattements pour investissement en tant que revenus non imposables ont un effet réducteur sur la charge fiscale. D’autre part, la procédure de demande, qui prend du temps, augmente la charge fiscale indirecte. Ceci est en contradiction avec le sous-objectif « réduction des coûts de l’administration fiscale ». La mise en œuvre de ce sous-objectif fiscal est difficile en raison du manque de mesurabilité des coûts de l’administration fiscale.

Il est également possible d’utiliser des analyses coûts-avantages pour déterminer les coûts administratifs liés au type de taxe.

Actuellement, l’application de la comptabilité par activités fait l’objet de discussions. Les coûts peuvent être réduits grâce à des précautions organisationnelles (service fiscal) et à un système comptable différencié (utilisation et réduction du bloc de coûts fixes). Ainsi, ce sous-objectif correspond à la minimisation du paiement des impôts relatifs. La « minimisation du risque fiscal relatif » vise à réduire les risques fiscaux (risques de détermination et d’interprétation ; risques d’exécution et d’échéance).

Ce sous-objectif présuppose une politique fiscale légale et une planification fiscale conforme au principe de prudence fiscale. Les mécanismes de sanction fiscale (amendes, emprisonnement) peuvent entraîner une perte d’image vis-à-vis de l’administration fiscale et des clients. L’objectif est donc d’assurer une bonne conduite vis-à-vis des autorités fiscales. Les sous-objectifs fiscaux s’appliquent également aux situations transfrontalières, mais avec une pondération et un accent différents.

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